Le 20 juillet, nous prenons le premier bus à 8h00 de Kuala Lumpur jusqu’à Jerantut, puis un bus local de Jerantut à Kuala Tahan (village à côté du parc). C’est la période des vacances et nous le ressentons car souvent les logements sont complets. Nous arrivons au village et les deux premiers établissements que nous faisons sont pleins. Je me pose dans un troquet avec les sacs et Henri part à la pêche d’une chambre. Une heure plus tard, il revient et a trouvé une chambre du côté de la rivière. Il m’annonce que pratiquement tous les établissements affichent complet. Il est déjà tard. Sur la rivière, il y a une dizaine de restaurants flottants. Nous en choisissons un au hasard pour souper. La chambre est infestée de moustiques, nous installons notre moustiquaire, afin de dormir sans attaque.
Le 21 juillet, nous passons une nuit de m… Les parois sont si fines que nous entendons nos voisins. Nous pouvons même vous dire qu’ils ont la turista. De plus, une bestiole a grignoté toute la nuit dans la paroi. Nous prenons le déjeuner dans un des restaurants flottants et partons dans la jungle, laquelle se trouve de l’autre côté de la rivière. Pour accéder au parc, il faut traverser en pirogue. Ce parc est un immense morceau de jungle totalement préservée, encore plus vieille que les forêts d’Amazonie. Elle s’étend sur plus de 4'300 km2. Nous achetons un permis d’entrée, qui nous coûte que 1 ringgit par personne, soit une misère. Il y a qu’une seule entrée au parc, mais après plusieurs circuits sont possible. Nous prenons la direction des Canopy (pont suspendu). En chemin, nous apercevons une sorte d’écureuils, des énormes papillons et aussi les plus grosses fourmis de notre vie. Le sentier est facile et même par endroit aménagé. Après 2 km, nous arrivons au pont suspendu. Il est long de 500m et serait le plus long au monde. Manque de bol, seulement 280m sont accessibles, le reste est en rénovation. Mais 280m c’est déjà suffisant pour se faire quelques frayeurs, car nous sommes à 30 m de haut. Ensuite, nous marchons 2h pour atteindre le sommet Bukit Teresek. L’ascension est marrante, car les racines des arbres forment des escaliers. De là-haut, la vue est bouchée par la brume. Mais, nous devinons quand même quelques collines. Nous empruntons un autre chemin pour descendre. Celui s’avère très pendu, mais on se sent en pleine jungle. Ensuite, nous suivons un autre circuit, qui nous conduit au bord de la rivière. Un panneau indique de traverser. Le chemin de l’autre côté doit rejoindre l’entrée du parc, selon notre plan. Nous prenons nos chaussures à la main et tentons de traverser. Les cailloux sont très glissants et le courant de l’eau assez fort. Je grimace un peu et atteins la rive avec peine. Ouf personne n’est passé au jus. Nous sommes mouillés, mais avec cette chaleur c’est plutôt agréable. Nous prenons le sentier et là, Henri voit un serpent brun et vert foncé, long de 2m environ, traverser le chemin devant ses pieds. On ne lui demande pas de revenir pour la photo, on se casse vite fait ! Ensuite c’est galère, aucun des trois sentiers que nous empruntons n’est praticable. A chaque fois, on s’enfonce dans une épaisse jungle. Il nous manque la sarbacane et la machette, alors nous décidons de retraverser la rivière. Nous sommes à environ 2km de l’entrée et la nuit va bientôt tomber, alors nous décidons de prendre le chemin de la rentrée.
Le 22 juillet, nous passons une nouvelle nuit mouvementée. Nous partons en pirogue, avec un guide, à la découverte des Orang Asli (tribu vivant dans la jungle). Nous laissons la pirogue au bord de l’eau et marchons jusqu’au village des Orang Asli. Notre guide nous explique la vie en jungle : « Les hommes chassent le singe, les oiseaux et d’autres animaux, à l’aide d’une sarbacane, pendant que les femmes et enfants restent au village. Ils vivent dans des petites huttes conçues par les femmes. Chaque hutte a son petit foyer qui brûle 24h sur 24h. Ils l’utilisent pour cuisiner, mais surtout pour se protéger des tigres et autres animaux. Un des villageois nous montre comment faire du feu et aussi à tirer à la sarbacane. Notre cible est une peluche Garfield. Henri a trop la maîtrise, il tire une fois dans le cou et une fois entre les jambes. Le guide lui dit qu’il pourrait devenir le chef du village. Les Orang Asli sont très timides. Ils ne viennent pas vers nous et certains se cachent même dans leur hutte. Selon, nos informations ils reçoivent 5 ringgit par touriste. Mais, ont-ils eu le choix !?!
Le 23 juillet, nous nous levons de bonne heure, car nous avons prévu de retourner dans le parc pour faire le circuit qui conduit aux chutes d’eau. Nous passons à la réception pour payer une nuit supplémentaire. Le gars nous annonce qu’il a déjà reloué notre chambre. C’est un sacré guignol, car hier soir il nous dit que c’est ok. Bref, nous nous précipitons donc dans notre chambre pour faire nos sacs. En 15 min. nous sommes prêts et choppons le bateau de 9h pour quitter le parc. Nous sommes déçus de partir, car le parc en vaut vraiment la peine et on serait bien resté un jour de plus. La descente en bateau est magnifique. Nous voyons quelques singes qui sautent d’arbres en arbres, quelques buffles qui se baignent et des pêcheurs sur leur bateau.
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