Lijiang n'est pas desservi par le train. Nous demandons à l'hôtel à Chengdu de nous écrire en chinois ce que nous avons besoin et nous partons à la recherche de la station pour acheter deux billets de bus pour rejoindre le village de Lijiang perché à 2'600 m d'altitude dans la province du Yunnan. Nous perdons notre après-midi à essayer de trouver la station de bus. Finalement après quelques énervements, nous la trouvons. Nous montrons notre bout de papier en chinois et recevons nos billets de bus.
Sur le chemin du retour nous marchons pour calmer nos esprits et tombons sur la vieille ville. Nous profitons de nous balader au milieu de ces magnifiques maisons à l'architecture chinoise.
Le lendemain, nous choppons un bus public pour nous rendre à la gare routière. Incroyable, un chauffeur a refusé de nous laisser monter dans son bus. Soit, il était raciste ou soit, il a eu peur de nos sacs à dos. Heureusement, le suivant nous accepte. A la station de bus, nous patientons et voyant l'heure du départ se rapprocher, nous demandons aux hôtesses, ce qu'il en est. Personne ne sait et surtout personne ne parle anglais. Par chance, un voyageur chinois nous aide. Alors les hôtesses nous laissent passer et on a juste le temps de sauter dans le bus couchette, qui démarre aussitôt. Il est midi, nous sommes seuls avec les deux chauffeurs et nous sommes partis pour 24h de bus. Bizarre, non ! A 14h, nous sommes toujours en ville de Chengdu et arrivons à une autre gare routière. A celle-ci, le bus se remplit et nous partons, enfin, pour Lijiang.
Les deux premières heures, le bus roule sur l'autoroute. Ensuite, il quitte celle-ci pour des routes de montagnes. Vers 19h, il s'arrête devant une maison, où une famille vend du souper. Nous prenons un bol, que la fille remplit. Autant vous dire que ca ne sert à rien de demander ce qu'il y a au menu. Elle nous montre un billet de 10 yens pour nous indiquer le prix du bol. C'est assez épicé, mais bon. Avant de repartir, nous faisons un petit détour au WC. Dans la campagne chinoise, les WC se partagent. Une rigole pour tous. Tu fais ton affaire à côté des autres. Les femmes et les hommes sont tout de même séparés, encore heureux !!!
La suite du trajet est horrible. La route est tellement mauvaise que nous nous faisons secouer dans tous les sens. Par moment, nous décollons même de notre couchette. Il est impossible de dormir. De plus, les chauffeurs font du marché noir toute la nuit, en prenant des gens en chemin. Ce trajet est interminable.
A midi, le lendemain, nous voilà à Lijiang. Après cinq taxis, nous en trouvons un qui veut bien nous emmener à l'auberge de jeunesse que nous avons réservé. Arrivés à l'auberge, je lave mon sac à dos, car le pauvre a ramassé dans la cal. Il est trempe et il put le moisi. J'espère qu'il va sécher, car le temps est maussade.
Nous partons faire un tour de ville. Nous ne traînons pas longtemps dehors, car nous sommes gelés.
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